LA SARTHE,LE MANS HONORE SES JUSTES PARMI LES NATIONS
Les Autorités:
Mme Christine Torres,secretaire générale, Mme Julie Delpech député,Mme Anne Beauchef, représentante du président du conseil départemental, M. Olivier Sasso représentant du président du conseil départemental. Mme Lydia Hamonou-Boiroux,représentante du maire du Mans,M.Le colonel Nicolas Bracq commandant du groupement de gendarmerie de la Sarthe,M.le commissaire divisionnaire Frédéric Ménard directeur de la police national de la Sarthe,M.le capitaine Ludovic Hernandez représentant du délégué militaire départemental de la Sarthe. M.le lieutenant-colonel Arnaud Gras représentant le directeur départemental du service incendie et de secours, M. le colonel Pascal Louis, chef du service central des réseaux et technologies avancées (SCRTA)
Les représentants Associatifs:
Mr Joseph Weismann, vice président de la communauté israélite de la sarthe. M.Alain Ifrah, président de la communauté israélite de la Sarthe, M. Yves Voisin président de l'association des déportés, internés,résistants et patriotes de la Sarthe;Mme Arlette Bouvier représentant le président de l'association des déportés, internés et familles de disparus de la Sarthe,M.Yves Suard président de l'union nationale des combattants,M.Roger Dutrievoz président départemental de l'union des médaillé militaires. M.Robert Planchenault président de l'union natioanle des anciens combattants d'indochine, des théatres d'opérations extérieures et afrique du nord, M.Alain Gremillon maire de Lombron et représentant du réseau des villes et villages de justes parmi les nations,Mme Marie-Aimé Ide, présidente départementale du comité français pour Yad Vashem.
LECTURE des 91noms des justes de la Sarthe et ceux des personnes sauvées par Mme Marie-Aimé Ide accompagnée de M. Jean-Guy Busson petit fils de Marie Louise Bride épouse Busson et de Albert Busson et de Jocelyne Pauvert descendante de Suzanne Busson.
Maîtresse de cérémonie: Mme Carine Laurent
Mme Jocelyne Pauvert (descendante de Suzanne Busson), M.Busson Jean-Guy (petit fils de Albert et M.L Bride épouse Busson) et Mme Marie-Aimé Ide
Mansigné Henri Brossard Albert FECHTENBAUM
Marie-Louise Brossard
Mes Grands-Parents Albert Busson Tobias Majtelès. Rack Divojra
Marie-Louise Bride (Busson) Armand,ShoshanaMicha,
André.
Mr Le préfet Sébastien Jallet ,Représentant de l'État dans le département
Mr Joseph Weismann ,vice président de la communauté Israélite de la Sarthe
Mr. Joseph Weismann avec les enfants du collège J.Weismann.
Mme Manuelle Fauvy interprète" le chant des marais"
Loin vers l’infini s’étendent
Des grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.
Refrain
Ô, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher (bis)
Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert
Bruit des pas et bruit des armes
Sentinelles jours et nuits,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira.
Liberté, liberté chérie
Je dirai « tu es à moi ».
Refrain
Ô, terre d'allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer (bis)
(Rudy Goguel, né en 1908 à Strasbourg, ville alors allemande, est arrêté en 1933. Compositeur du célèbre Chant des marais, il termine son périple concentrationnaire en 1944 au camp de Neuengamme)
Lecture du message ministériel de Mr Sébastien Jallet ,préfet de la Sarthe
témoignage Ouest-France: Joseh Weismann lecture de son témoignage de la rafle du vèl-d'Hiv,a 93 ans. Mais quand il témoigne, c’est toujours le petit Jo de 11 ans, évadé avec son copain – Jo aussi – du camp de Beaune-la-Rolande (Loiret), étape transitoire pour les juifs arrêtés lors de la rafle du Vél d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942. Dans une opération organisée par l’État français.Le jour de la Libération du Mans, j’étais dans un village à Pont-de-Gennes, (aujourd’hui commune de Montfort-le-Gesnois, à l’est du Mans). J’étais un enfant caché, j’avais 13 ans. J’habitais chez une lavandière avec deux autres enfants juifs. […] J’ai vu un coucou allemand (petit avion) et une Jeep américaine arriver, très lentement, avec une mitrailleuse lourde. Je revois l’angoisse des soldats américains. Quand on les a vus, on a compris que la guerre allait être finie et que nous allions retrouver nos parents, donc l’espoir est revenu. Paris, j’ai été dans un orphelinat de la rue Lamarck. La Sarthe était connue pour être un département de nourrices. On m’y a envoyé pour échapper aux autorités. Je n’ai pas de souvenirs particuliers si ce n’est que la vie était difficile. Nous étions malheureux, nous attendions nos parents.Nous ne savions pas ce qui s’était passé. […] Même s’il y avait eu beaucoup de morts, je me disais que papa, lui, s’en était sorti. À chaque fois que la cloche de l’orphelinat ( au château de Monhocourt au Mans) sonnait, je croyais au retour de mes parents. Des gens d’une gentillesse formidable. C’était le bonheur. Cette dame, Odette Margel, m’a aimé comme son fils. Avec son mari Maurice, ils tenaient un commerce de meubles au Mans. C’est à partir de là que je suis sorti du tunnel. Depuis 1943, je n’ai pas quitté la Sarthe. Et quand parfois on écrit dans le journal « le Sarthois Joseph Weismann », je gonfle mes poumons de fierté. Dans mon esprit, je n’ai jamais été juif. Au moment où il a fallu porter l’étoile, je ne savais pas qu’il y avait des juifs et des non juifs. Mais, avec mon nom, tout le monde pensait que je l’étais. Alors j’ai décidé de m’appeler « Dupont ». je suis ce gamin de 11 ans. Je ne veux pas parler de la France, ni du monde. Je conclue toute mes interventions par : « N’acceptez pas l’inacceptable. »
Dépose de Gerbes:
Alain Grémillon,maire de Lombron
Marie-Aimé Ide, Présidente départementale du comité français pour Yad Vashem
M.Joseph Weismann ,au nom de la communauté Israélite du département Sarthois.
La représentante du Maire du Mans,Lydia Hamonou-Boiroux.
M.Olivier Sasso représentant le président du conseil départemental
M.Le Prefet de la Sarthe monsieur Sébastien Jallet.
Sources: préfecture le Mans, photos et texte+ Ouest-France,Maine-libre,Shalom72 etc..
Merci pour ce moment de reconnaissance et la lecture de nos 91 justes parmi les nations de notre département Sarthois.
" Kol hameqayem nefesh ahat,ke'iluqayam'olam mal,
Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier"
RÉSUMÉ PHOTOS DE LA CEREMONIE
DU 5 JUIN 2025
DE SCEAUX-SUR-HUISNE (SARTHE)
Sceaux-sur-Huisne,Bien que située dans la région naturelle du Perche Sarthois. En2022,la commune comptait 584 habitants, le Maire Monsieur Eric BesombeGentilé: Scelléen.
HISTOIRE :
Lajzer Zysman et Rywka Lewkowiczse sont mariés àLodz en Pologneen1939. Lajzer, peintre en bâtiment part en France en 1929. Il est rejoint par son épouse en 1930 et vivent dans le 12eme arrondissement de Paris. Leur filsJacquesest né sur le sol français en 1934et leur fille Ginette en 1939. A la déclaration de la guerre, Lajzer, de nationalité polonaise s’engage dans l’armée française mais est fait prisonnier et envoyé en Allemagne (au Stalag VII A) situé au nord de la ville de Moosburgen Bavière. Ce stalag est un camp d’internement pour prisonnier de guerre, destiné aux soldats et sous-officiers. C’est le plus grand camp de prisonniers de la seconde guerre mondiale, crée dès septembre 1939et couvrant une superficie de35 hectares. Lajzer ne reviendra de captivité qu’en mai 1945. Le camp a été libéré par les troupes américaines le29 avril 1945, il y avait encore environ800 000prisonniers.
Rywka fut avertie qu’on allait procéder à l’arrestation imminente des femmes de prisonniers et de leurs enfants. Elle prend alors contact avec une organisation qui lui conseille d’envoyer les enfants dans une famille catholique à la campagne. Dès lors, une femme convoieJacques et Ginettejusque dans la Sarthe, àSceaux-sur-Huisne, chezEsther Guilmin qui était veuve de guerre et son nouveau compagnon Georges Lesiourd, cantonnier du village. Rywka sans ressource restera cachée toute la guerre à Coudray près de Chelles. Les premiers mois Jacques et Ginettevont à l’école communale du village. Cependant les Allemands passent dans les écoles pour procéder au ramassage de tous les enfants juifs. La directrice conseille alors àEsther et Georges de ne plus envoyer les enfants à l’école. Un jour la sirène retentit et Esther Guilmin dit aux enfants de sortir vite et d’aller se réfugier dans l’abri que Georges avait creusé dans le jardin et ils ont pu voir des avions qui passaient et qui allaient bombarder la gare du Mans.
« Nous avons toujours été bien traités et bien nourris et lorsque je n’ai plus été en classe, Monsieur Lesiourd m’emmenait avec lui sur les routes… nous vivions dans cette maison rurale tous les quatre, ma sœur, moi et nos sauveurs » Jacques.
Aujourd'hui 5 juin Yad Vashemprocède à la remise de la médaille des "Justes parmi les Nations" en présence de :
Patrick Klugmanprésident du comité Yad Vashem
Représenté par:
Marie-Aimé Ide et Catherine Korembaumdéléguées Bretagne Pays de Loire
La cérémonie de ce 5 juin 2025 se tient à la salle polyvalente de Sceau-sur-Huisne
en présence de M. Emmanuel Aubry, préfet de la Sarthe.
Diplôme de reconnaissance & la médaille des "Justes parmi les Nations"
Esther Guilmin et Jacques Lesiourdet les enfantsGinette,Jacques Zysman1941/1945.
4 150 français ont reçu cette distinctionde la Cour Suprême de l’État d’Israël, sur 27 921 dans le monde. Parmi eux se trouvent des diplomates, des personnalités politiques, des religieux de toutes confessions, des militaires, des policiers, des enseignants, des artistes, des familles etc..
Il ne faut pas oublier non plus tous les Justes anonymes qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie.
76000 juifs dont 11000 enfants ont été déportés de France et exterminés
+ de 200 000 juifs français ont été sauvés soit 3/4 de juifs français
4150 justes français – 27921 justes dans le monde
Frédéric Zeitoun qui interprète la chanson " le musée des horreurs" extrait du texte de cette superbe chanson deFrédéric Zeitoun.( parolier et chroniqueur musical français)
C'était des mots qu'on espérait, Noyés au fond d'un encrier,Perdus de nos vocabulaires Comme des vestiges de naguère De ces mots sanglants et sans gloire Tellement la honte de l'histoire Que j'avais oublié sans rire Qu'on pouvait tuer par plaisir
Je rêverais d'un grand sommeil Virer l'alarme du réveil plutôt que de voir revenir la bouche en cœur Ces mots du musée des horreurs Je rêverais d'une amnésie Comme des vacances à mon esprit Pourvu que ces idées s'en retournent sur l'heure Dormir au musée des horreurs C'était de ces drôles d'idées Que l'on croyait à tout jamais Déportées vers d'autres rivages Le grand retour du Moyen âge C'était des façons de violer Et de Bâillonner la pensée La liberté prise en otage Et la terreur pour seul courage
J
Une Juste parmi les nations recevra ce titre 80 ans après les faits », que cette distinction n’aurait pu être effectuée sans les recherches acharnées et ceci pendant deux ans, d’Éric Lecomte, de la mairie de Sceaux-sur-Huisne.
De plus, un deuxième dossier a été déposé à Yad Vashem à Jérusalem pour que Paulette Moisy, la directrice de l’école, soit elle aussi reconnue Juste parmi les Nations car, elle aussi, a permis le sauvetage de Jacques et Ginette Zysman .
ESTHER: un prénom qui rappel le "livre d'Esther"Le livre ou rouleau d'Esther (hébreu : מגילת אסתר Meguilat Esther) est le vingt-et-unième livre de la Bible hébraïque. Il fait partie des Ketouvim
"Les enfants de l'école PublicJean Ferrat"
Catherine Korenbaum déléguée Bretagne Pays de la Loire
Mr. Hen Feder porte parole près de l'ambassade d'Israël en France
Remise de la médaille et du diplôme de "Juste parmi les nations"
Photo de groupe
"Les enfants de l'école PublicJean Ferrat"
Mr Dany Dodin Conseiller pédagogique et conteur.
Mr Le Préfet Emmanuel Aubry
Les chœurs interprétants les hymnes: Atikva d'Israël et la Marseillaise
Mr Hen Feder diplomate de l'ambassade d'Israël et le maire de Sceaux-sur-Huisne Eric Descombes.
*sources: photos personnel, textes: maine-libre+personnel et internet
*Vous trouverez l'historique sur l'article du 6juin 2020 sur ce blog.
La communauté "Juive" du Mans au Moyen âge
Shalom, lekoulam, je voulais depuis un bon moment reporter mes notes récupérées ici et là sur le net sur la population Juive du Mans et la Sarthe. Beaucoup diront que c'est une perte de temps, mais je le fais quand même, suite à mes examens médicaux, pas très bon , l'horloge commence à tourner et j'aimerais faire profiter ceux qui font des recherches, de trouver ici les infos et des réponses à leurs interrogations.
Au Moyen Age, le Maine avait une petitecolonie Juive qui était loin d'avoir l'importance de celle par exemple d'Orléans. Certains noms dignitaires de l'ancienne église du mans peuvent indiquer une origine "Israélite" tel-que Abraham Vidame de l'évêque vers 750, l'archidiacre Isaac à la fin du Xèm, Isaac le riche vivait au 10 siècleset possédait des terres au coteau de Beaugé (St pavin des Champs). Les marchands Juifs risquaient d'être dépouillés car les chemins n'étaient pas sur. Ont leurs faisaient payer des péages humiliants ainsi à Châteauneuf sur Loire ils devaient payer pour traverser le fleuve: Un Juif seul 12 deniers, une Juive Grosse (enceinte)9 deniers,, une simple Juive 11 deniers, un Juiveau (enfant) 6 deniers,un Juif mort 5 sols, une juive morte 30deniers,. Dans la baronnerie de la Flèche (Sarthe) , le Juif trépassant, regardé comme indésirable était grevé d'un péage de5 deniers et pour une Juive autant que5 vaches et double si elle était pleine (enceinte) . Ainsi le péage corporel avilissant assimilait l'homme à l'animal. Les Juiveries échelonnées sur les grands chemins servaient aux colporteurs Juif de refuge d'entraide et de repos . Jusqu'au 11èm siècles pas de difficultés dans leMaine quoiqu'ils fussent tenus à l'écart par les Chrétiens. Vers1130Payen deL'Epinefut excommunié pour avoir engagé un Juif de Pouancé des Bestiaux appartenant à l'abbaye de la Roé, vers 1140Hugues d'Ampoignéfut frappé de la même peine pour la vente à des Juifs d'un bœuf du prieuré de Montferron, selon la coutume de Château du Loir (Sarthe) les Juifs étaient spécialement frappés d'une taxe annuelle de séjour de4 Deniers, Dans la seigneurie de Sablé (Sarthe), le Juif payait 8 deniers pour un séjour de huitaine, la Juive la même somme le petit Juif ne payait rien .La pancarte de 1441 ajoute que pour la Juive si "elle" est "Panne" (enceinte) elle paie 18deniers ,le Juif était considéré comme un étranger,soumis à la bonne volonté du Seigneur sur le domaine auquel il résidait.
La propagande pour les croisades fit de Juifs une secte réprouvée, humiliée dont l'écrasement était méritoire aux Chrétiens et contre laquelle se déchainaient les foules fanatisées.L'une de ces excitation mystique fut déclenchée à Paris en 1130 où l'on prétendit que les Juifs avaient immolé le vendredi saint de petit enfants chrétien. Elle gagna toute l'ouest pour arrivée dans le Maine au cours de la terrible famine de 1137. Les Manceaux firent périr de nombreux Juifs dont les pratiques d'usure à l'occasion de cette calamité avaient soulevé leur indignation. Aux XIIIet XIV,les Juifs furent exploités cyniquement.Des décisions arbitraires se succédèrent alternativement contre eux . Une ordonnance promulguait l'expulsion des Juifs en confisquant au profit du Roi tout ou partie de leurs créances au bout d'un certain temps on les laissaient rentrer ,commercer s'enrichir de nouveau, alors intervenait une nouvelle ordonnance prononçant encore l'expulsion et la confiscation. Les baron imitèrent le Roi en ces spoliations étaient si fructueuses que chaque Seigneur prétendit avoir un droit de suite sur ses Juifs comme jadis sur ses serfs. C'est ce qu'exprimait ,la coutume du Maine lorsqu'elle décidait que les Juifs du Roi étaient au Roi et les Juifs des Baron à ceux-ci. Quand la situation était devenue intenable , que les Juifs voulaient quitter la Seigneurie inhospitalière il leur fallait acheter leur départ au Baron. Les Juifs étaient considérés comme une source de revenu arbitraire. Il est caractéristique que leur conversion les privait de leur fortune.GeoffroyPlantagenêtComte du Maine confisque leurs bien. Le28 Octobre 1150 , il vendit au clerc manceau Rustache la maison du drapier Juif Vaslin dont on reparlait encore en 1180, ainsi que sa vigne auXIII siècles,les Vaslin étaient installés au Mans depuis longtemps puisque dès 1104-1115 les Moines de Saint Vincent furent chargé de rembourser à Vaslin le Juif la dette dePayen Bossel. En 1182Philippe Auguste ayant expulsé les Juifs du Domaine Royal et particulièrement d'Orléans ou ils avaient leur colonie principale ,ceux-ci vinrent en foule se réfugier dans le royaume des Plantagenêts spécialement en Normandie et dans le Maine. Ils apportèrent leurs méthodes de prêts sur gage leur discrétion des affaires au point que le premier. Mars 1201Henri abbée de Saint Martin de Sées Abbaye qui avait des établissements dans le diocèse du Mans rappela à ses moines qu'il avait porté la peine d'excommunication contre ceux qui feraient des emprunts aux Juifs directement ou indirectement sans l'autorisation du Chapitre Conventuel. Hamelin enfant Seigneur d'Epinay le Séguin et de Varennes Sénéchal de Meslay étant parti en guerre contre le Baron de Laval son suzerain emprunta sur sa terre aux Juifs pour soutenir les frais de sa guerre lors du règlement de prix intervenu en1199Guy de Lavals'engagea à rembourser les Juifs. A la même époque (1194-1203) Juhel Baron de Mayenne attesta le paiement d'une grosse dette que l'Abbée de Marmoutier avait contracté sur le prieuré de Saint Etienne envers la communauté Juive de Mayenne ,plus particulièrement auprès de Salomon et de son fils Samuel. En 1201 lors du mariage de Renaud VII de Château Gontier avec Emma de Maulevrier Jean sans terre Roi d'Angleterre et Comte d'Anjou prit l'engagement de doter Renaud.La somme fut avancée par les Juifs . En 1203 les Juifs de Domfront étaient assez riches pour que Jean sans terre puisse leurs emprunter 200 livres anglaises afin de payer les gages des chevaliers et des Sergents tenant garnison dans la ville, ainsi que les frais des travaux de défense du Château. Dans le Maine les prêts des Juifs étaient alors protégés par la justice.Un seigneur Nommé Villaine de Nuillé avait emprunté une somme aux Juifs et leurs avaient donné des cautions, lors de son décès les cautions demandèrent à Maheut sa veuve d'acquitter la dette, elle répondit quelle n'était pas en état de le faire à moins d'aliéner des terres de feu son mari. Sur cette réponse les cautions présentèrent requête au Sénéchal du Maine ,Geoffroy Mauchien qui cita devant la cour du Mans ,Maheut ainsi que Renaud son fils et héritier. Le Sénéchal décida qu'il était juste de vendre les biens du défunt pour payer les Juifs que d'exposer les cautions à aliéner leurs biens.En conséquence cette veuve et son fils vendirent à l'Abbée Guillaume et aux moines de saint Vincent les biens qu'ils avaient à Blandan pour la somme de9 livres mansoises (unité monétaire principale de l'île de Man entre l'Angleterre et l'Irlande, équivalent à la livre Sterling). Les cautions de l'emprunt le furent aussi de la vente et le Sénéchal en dressa acte le mercredi après la fête de Saint Grégoire 1202/1203. Les Juifs écartés des professions par les confréries religieuses de métier se livrèrent presque exclusivement aux commerces des prêts d'argent et d'intérêts,interdit aux chrétiens et même défendus aux Juifs par Moïse,mais permis par le Talmud à l'égard des étrangers .Ils pouvaient le faire ouvertement puisqu'ils n'étaient pas soumis aux lois de l'église laquelle condamnait la pratique chez les chrétiens qui eux tentaient de la dissimuler sous formes de Morts-Gages des constitutions et cessions de rentes foncières. Les Juifs prêtaient donc sur gages et à la petite semaine aux gens besogneux, Seigneurs , Bourgeois, Clercs, Paysans. Ils en avaient pratiquement le monopole. La coutume du Maine au XIII leurs interdisaient de prêter aux chrétiens sans recevoir de gages (langage d'époque) . Il est usage et droiz que en ne repon et pas a Juef de dete que il baut à crestien se il n'en gages un por pleges qui il en ait n'en doit avoir réponse et pour ce establit le Roy qui il ne prestassent a muluy sans bon Gage. En 1253 un Juif coupable de vol ayant été arrêté par les officiers de justice du Comte sur la paroisse de Savigné L'Evêque qui faisait partie du Domaine Féodal de L'évêché Geoffroi de loudun réclama contre l'atteinte portée à sa juridiction temporelle.Le comte reconnut les droits de l'évêque et fit mettre le Juif dans les prisons du prélat .
L'époque de leurs prospérité à laisser de nombreuses traces dans le Maine.Au Mans ils étaient établis en dehors des fortifications dans le terrain marécageux proche entre les vieilles Halles et la collégiale de Saint Pierre la Cour auprès des antiques canabae. En 1393 l'Abbée de saint Vincent rendait aveu au Comte pour les "Perrines qui furent en rue saunière (Saulnières) devant les Halles, Or en 1208Guillaume Cressun Juif converti sur le point de partir pour la terre Sainte possédait des biens près le vieux marché, ainsi que Paroisse Sainte Croix , dans le fief de la Couture. Cette rue Saunière ou de la Saunerie (Salneria1210) était voisine de celle qui en 1210 s'appelait la Roérie (Roeria, roue) plus tard de Judas(XVI) enfin de la Juiverie (1674) où se trouvait la cour aux Juifs. La communauté Juive s'y était sans doute réunie pour se défendre contre les manifestations populaires pour s'entraider dans les temps de persécutions les Juifs avaient coutumes de grouper leurs habitations.La communauté du Mans avait une école,dont les études talmudiques étaient sous l'influence de l'école de Mayence fondée par Gerschom. Vers1210 La reine Bérengère donna au chapitre de Saint Pierre cette école ou étude des Juifs"Stadium seu scola Judeorum" dont la date de fondation est ignorée,mais il est en reste plus trace en 1339. La communauté Juive devait avoir une Synagogue complétée par les étuves et le puits nécessaires à la vie religieuse et sociale. On ignore encore l'emplacement peut-être dans le voisinage de l'école pour certains elle aurait été bâtie près des fortifications ,probablement en haut de la rue des ponts-neufs ou de celle des bas-fossés ,. Au commencement du XIII s une chapelle à été construite vers le milieu de la rue Bourgeoise et à l'extrémité de la rue Marchande ,elle fut d’abord dédiée à Sainte Barbe et plus tard à saint Nicolas. La léproserie des Juifs était près de là et sous le patronage de Saint Nicolas qui était également le patron des marchands de draps qui habitaient la rue Marchande. Le Clergé voulant convertir les Juifs ,fit venir au Mans vers l'An 1219 par l'entremise d'un Seigneur Anglais nommé Troeren ou Trohesne ..Un texte du mercredi après la saint Julien 1281 (28/01/1282) montre que cette communauté à l'usage des Juifs de la province un cimetière en la paroisse de Sainte Croix Servant à (langage du moment) enfoir et enterrer les Juifs et Juives de tot le Maine". C'est une déclaration en consive rendue aux moines de la Couture par les Juifs Hoguin (Subtitution du nom de Joachim) Abraham et Joucet (transmission de Joseph) au nom de la communauté Israélite le cens annuel était de 5 sous tournois payable à la Toussain à prendre sur le Clos du pressoirdu cimetière. Ce cimetière semble avoir été crée avant 1211.On le sait par la venteque fit aux Moines Guillaume Cressun celui qui croit, qui prospère de ses vignes et de la moitié d'un pressoir de la Closerie de Sainte Croix au fief des Moines. Vers 1210 les moines de l'Abbaye de Champagné avaient un droit de six sommes de vin en la vigne de Guidon Bognier "près du cimetière des Juifs" . Vers l'époque le cartulaire de la Couture parlait de trois arpents et demi de vignes " ad Cimeterium Judeorum".En 1230 de quatre arpents et demi de "Vignes qui furent à Cressum" .En 1237 Hugues de Chevillé (civis cenomanis) reconnait devant l'official du Mans avoir donné , citoyen du Mans avoir donné aux frères de Grandmont de Burceio , une somme de vin à prendre annullement sur une vigne qu'il possédait près du cimetière des Juifs (apud cimitérium Judeorum) et qu'il avait acquis des héritiers de Joscelin de Challes (Joscelini de chala) . EnJuin 1262 le Greffier Laurent vendit à Pierre d'Yvré citoyen du Mans trois part de vignes qui furent à défunt Ade dit Albi, proche le cimetière des Juifs, paroisse de sainte Croix. Un document postérieur du Cartulaire de la Couture dit l'Abbée à 5 Arpents de Vignes au cimetière des Juifs.Guérin Monnet devait à l'Abbaye 7 deniers pour la vigne qu'il possédait près le cimetière des Juifs. Il en résulte de ces textes que le cimetière des Juifs jouxtait la vigne du cimetière Cressun. C'est une question religieuse qui poussait les Juifs à avoir des vignes. La sévérité des prescriptions rituelles qu'ils devaient observer pour posséder un vin propre à l'usage culturel ainsi qu'a la consommation courante et la fabrication de ce vin ne pouvaient être assurés que par des Juifs . Le cimetière Juifs était donc voisin du cimetière chrétien de sainte Croix probablement dans le coteau entre la rue des Ifs et la place Girard?. la communauté Juive de Mayenne avait son cimetière près du ruisseau des Perrouins aux fiefs des moines de Saint Martin quelques maisons près de l'église pieuriale faubourg Saint Martin porte encore le nom de rue de Juiverie et c'est dans l’hôtellerie de la Juiverie que le Grand Duc Paul de Russie descendit en 1782 lors de son voyage en France. De nombreuse agglomérations avaient une rue aux Juifs, Château du Loir, Craon, Meslay, Quelaines, Méral et une rue des Juifs : St Denis d'Anjou, Olivet, Gorron, Ballots, Sablé,,une rue de la Juiverie: La Flèche, Bazouge S/Loir ,vallon,Mamers,Pontlieue,Une rue de Judée: La Chapelle Gaugain.Un quartier de la Juiverie: dans la grande rue de la Suze ,Une maison de la Juiverie: Mamers,1585, Une cour de la Juiverie: Bonnétable.Ils furent exploitant agricole Judée: Oisseau le grand, Basse-Judée: Gourgain, la Flèche,Fyé, Luché-Pringé, Mézière sous Lavardin, Neuville S/sarthe,Pézé le Robert,
Ce Fut Philippe Auguste qui trouva le moyen de pressurer périodiquement les Juifs. En 1181 il annula leurs créances à son profit et les expulsa de son domaine, l'année suivante, ils les rappela en 1198 favorisera leurs opération. En 1206 en percevant sur eux un cens spécial et un droit de sceau sur leurs contrats écrits. En 1219 sous l'influence du concile de Latran il leurs interdit de prêter à tous ceux qui n'avaient aucun objet précieux à donner en garantie. Ces débiteurs eurent un délai de 3 années pour rembourser leurs dettes . Il interdit aux Juifs de prendre en gage des terres ecclésiastiques des vases et ornements sacré, des socs de charrue, de prêter à plus de 2 deniers par semaine (taux 43%/an) de compter à leurs débiteurs les intérêts des intérêts avant la fin de l'année. Ils furent enfin contraints de payer la dîme pour le clergé dont-ils n'usaient pas du culte. Louis VIII annula les créances des Juifs en 1223 puis en 1230 et 1234 réglementa le mode de remboursement de leurs créances et la Préception. En 1334 les taux d'intérêts dépassant 15% pour les foires et 20% en dehors des foires, furent proclamés usuraires mais en 1359 les Juifs furent à prêter aux taux de 66% l'An. En fait de ces restrictions furent tournées par les lettres obligataires ou l'emprunteur se reconnaissait débiteur d'une somme comprenant le capital et les intérêts sans distinction.
Dans le Maine la prospérité des Juifs leur attira des ennuis surtout après l'incorporation de la province au Royaume de France en 1204. Au temps de la Reine Bérengère on s'efforçait de convertir les Juifs ce fut vraisemblablement ,celle-ci qui appela au Mans en 1216-1221 les Dominicains spécialisés dans la conversion. Une Charte passé au Mans sous scel le 26/09/1207 ou Bérengère " Par la grâce de D.ieu humble , Reine d'Angleterre et dame du Mans" condorsa la vente au profit du clerc Geoffroi Moyennant 4 livres et demi de deniers Mansois,d'un hébergement, rue de la Barillerie au fief Paulin Boter, par une famille Juive convertie.
Anecdotes:
Dans la chronique hébraïque Ma'Aseh Nora, En 992 un apostat du nom de Shehok accuse les Juifs du Mans de vouloir assassiner l'évêque " Il façonna une figurine de cire ayant forme humaine en sorte que l'âme (de l'évêque) se liquifiat comme elle dans les flammes. Puis il s'en alla la déposer dans l'arche sainte en bois de la synagogue, à côté des rouleaux où l'on range la loi de l'éternel. Puis, il s'en vint voir le prince du pays pour lui parler en ces termes " Sais-tu bien ce que cette nation à fait? ils ont fait une figurine de cire à ton image et y plantent une aiguille trois fois l'an, pour que tu disparaisses de la surface de la terre. Ainsi en ont usé leurs ancêtres avec ton D.ieu. Ils écrivent aussi des lettres tous les jours sur toi où ils maudissent ton nom. Et maintenant, si sa Seigneurie veut bien m'accompagner son serviteur, je lui montrerai dans leurs armoires l'image de cire qu'ils ont faite et s'il ne s'en trouve point, alors que je sois occis"
le prince requit ses gens d'aller fouiller l'arche où étaient déposés les rouleaux de la "Torah" et l'on y trouva la figurine de cire, et voici de quoi elle avait l'air, les mains sur les hanches, des clous entre les genoux et la paume des pieds tailladée en revanche ,on ne retrouva pas les écris des Juifs bourrés d'imprécations contre le Suzerain..
* Les juifs avaient plusieurs écoles sur le Mans, l'une d'elle, se trouvait au bas des ponts neuf à gauche en les descendants.
Cartulaire Saint-Pierre La Cour daté du 1339, 22Mars. Lettre au chapitre de St Pierre autorisant Nicolas Boujus chanoine du Mans, Pierre Bouju Pelletier et Isabelle sa femme à céder à Pierre Papin chanoine de St Pierre le bail d'une maison d'une Perrine et de l'étude ou école des Juifs contiguë à la dite Perrine situées rue du chantre de St Pierre, les dites lettres vidimée par Jean Le Bon comte du Maine
*EXÉCUTION: Le Lundi 9 Aout 1789, il a été roué vif et condamné à expier sur la roue, la "Ruine", soldat qui avait assassiné un Juif près de la Basoge (Sarthe) , il à été expédié un lundi ,parce-que on craignait pour un vendredi (jour de marché au Mans) à cause qu'il y avait beaucoup de monde au Mans, tant pour le sel qu'on donnait par force et aussi à cause de la révolte des "Bleds" (hausse du prix du pain du à la médiocre récolte de l'été 1788).
A Tennie (Sarthe) existait une vigne près du cimetière des Juifs cité dans une liste de Clos de vignes.
1206: Charte de Geoffroy de Palluau attestant qu'Odon ,Chevalier de St Amand à vendu à condition son fief de sales à Girard Abbé de Villelain qui c'était engagé pour lui vers ses créanciers juifs ( archives indre et loir H592)
ÉCOLE DES JUIFS LE MANS:
Nous lisons dans le pastoral que la Reine Bérengère ,femme de Richard Coeur de Lion donna l'école des Juifs ,"Sholam,Judéorum" au chapitre de St Pierre de la cour, pour la célébration de l'anniversaire de son mari. M.H. Chardon attribue cette fondation à 1210 environ, s'il faut en croire l'Almanach Manceau de1767, elle ne serait pas antérieure à 1216, En 1240 le chapitre baille à vie canoniale une maison située près de cette école "juxta Sholas Judeorium".
M.L'Abbé Voisin présume avec raison qu'il s’agit d'une école située dans la "Juiverie" à peu de distance avec la Collégiale. Cette Hypothèse est confirmé par un précieux document du 22 Mars 1339(1340) , découvert aux archives nationale par Monsieur l'abbé A.Ledru . A cette date le chapitre autorise la cession à Pierre Papin , chanoine de St Pierre , de certaines maison, Perrine et dépendances , situées rue du Chantre ,au-dessous, de l'église de St Pierre , et jadis baillées par le chapitre , à Nicolas Bouju chanoine du Mans , à Pierre Bouju pelletier et à Ysabeau sa femme . La Perrine est contigüe à une place " Seu scola Judeorum" qui a sortie sur la rue du Chantre. Bornée par les dites rues, maison et Perrine , par le ruisseau du Merdereau et par les murs de l'enclos du Manoir des Filles-D.ieu (fondée en 1256) , cette place de l'école des Juifs située dans le fief du chapitre , est occupée en 1340 , par une tour en pierre ,ruinée et inhabitable , dont le sous-sol où basse fosse sert de cellier et par des jardins.
Son emplacement peut-être actuellement limité par la ruelle du Merdereau ou des Falotiers (qui semble suivre la direction de l'ancienne rue du Chantre de St Pierre , et dont le prolongement nommé rue de Judas au 18 siècle, porte encore le nom de rue de la Juiverie.), les fossés de ville , le Grand-Pont-Neuf, et le ruisseau du Merdereau . On c'est que ce Ruisseau aujourd'hui canalisé , traverse parallèlement à la rue de la Barillerie le massif de maisons qui sépare cette rue de la rue actuelle des Filles-D.ieu.
La Scola Judéorum fut elle fondée en vertu d'un droit du chapitre antérieur à Bérengère? ou ce droit résultat-il de la donation de la Reine? Fut-elle abandonnée après l'expulsion des Juifs décrété par Charles II , le 8 décembre 1289, ou ruinée par les guerres Anglaises? l'histoire reste muette à cette égard.....
Mr Busson Jean-Guy, le Mans 2020)
textes sous Copyright..
Merci à Karine MACAREZ pour les informations de son livre "Shoah en Sarthe" ci-dessous.
La Communauté "Juive du Mans est constitué le 20 Juin 1928 . A.C.I association Culturel Israélite est rattaché à celle du Rabbin Léon Sommer de Tours (1902-1937) Une photo avec 54 survivant de la Shoah entre 1934 et 1939. Dix concessions enregistrées le 31/05/1934 déposé par Alexandre Gross (ACI) au cimetière de l'ouest entre 1934-1939, six personnes inhumés .
Une "Schoule" mot Judéo-Alsacien est aménagée dans l'arrière d'une boutique d'un commerçant de la ville .
Entre 1917-1939 recensement de 29 naissances dans 16 famille dont 23 dans 12 famille de parents nés à l'étranger, 23 enfants de parents "juif" d'origine étrangère porte un prénom Français , on constate 4 conversion catholique.
Jacques Menassé rue National le Mans
Jeanine Gross née 4/02/1922 Paris XVIenregistrée à l'établissement Catholique St Anne 70 ave Bollée le Mans 15/09/1941
Suganas Michel Lithunien rue Grand Maison le Mans étudiant
Zylbor Cécile née à Paris le 18/09/1934 Paris XI.
Entre 1939-1944 environ 300 individus auraient transités en Sarthe, 3 familles seront interné à Pithiviers, 362 juifs seront arrêté en Sarthe.
Un recensement aurait été établi par l'abbé Voisin et de Philippe Sapin établiront les lieux de résidence .
Vêtements confectionné, Nathan Carrefour St Nicolas, Blum rue Dumas (aujourd'hui rue de Bolton) . Crémieux rue Dumas, Staub rue des 4 roues sur place Thiers, Luthier Cohen Carrefour de la sirène, Gantier Pagnoux.
La majorité de la communauté juive Sarthoise de l'entre deux guerre à été décimé, sur une centaine 67 de déportés aucun ne reviendra vivant des camps.
Nombre de spolié 53, dont 46 de leur commerce, 5 de leur immeuble et 4 de leurs portefeuilles de part en action.
MITZWO en 1946 création de la nouvelle association le président Mr Sulim Saïa d'origine Roumaine pratiquant, son frère sera déporté, inauguration le 7 Novembre 1954.
En 1962 construction d'une synagogue Bd Paixhans avec l'arrivée de nombreux nouveaux dans notre département.
Aujourd'hui 2024 la communauté est riche de +/-200 résidents dans notre département. kol akavod à Mr Le président Mr Ifrah Alain qui ne regarde pas les heures passées pour maintenir la solidarité pour le maintient de l'activité de la synagogue.
Je viens vers vous pour avoir l'avis de l'ensemble de la communauté juive de la Sarthe et au-delà.
Un monument sur lequel est inscrit une partie les patronyme des hommes et femmes de la communauté Israélite de la Sarthe et qui ont été déportés dans les camps d'extermination en Pologne et autres .
Ce monument est depuis longtemps dressé dans le cimetière du Mans dans la partie réservée aux israélites de la Région.
là où il se trouve, je pense qu'il est pas visible à l'ensemble de notre population Sarthoise.
Je proposais donc:
1/ Soit de le déplacer à côté de la synagogue
2/ Soit sur la place de la préfecture à côté des autres monuments.
3/ Soit le laisser où il se trouve dans le cimetière de la Ville
La municipalité m'a avancé comme argument que sur ce monument les noms des personnes inscrites à l'époque étaient pas tous religieux....
En Israël, la tragédie de la famille Bibas assombrit la libération de six nouveaux otages
Le corps de Shiri Bibas a finalement été restitué. Le Hamas a par ailleurs relâché six hommes samedi, dont deux étaient détenus à Gaza depuis plus de dix ans. Mais Israël a suspendu l’élargissement de 620 prisonniers palestiniens, dénonçant les « cérémonies humiliantes » du mouvement islamiste lors des libérations d’otages.
Jeudi, seuls les corps des deux jeunes enfants Bibas, Ariel et Kfir, âgés de 4 ans et 8 mois et demi lors de leur enlèvement, le 7 octobre 2023, par des commandos armés dans le kibboutz de Nir Oz, tout près de l’enclave palestinienne, avaient été restitués lors du premier retour d’otages décédés. Les analyses effectuées à l’intérieur d’un troisième cercueil, censé contenir les restes de leur mère, Shiri, avaient révélé qu’il ne s’agissait pas d’elle, mais d’une « femme inconnue » de Gaza. « Une erreur », selon le Hamas, qui a renvoyé, vendredi soir, un autre cercueil.
Selon l’armée israélienne, qui a dit avoir transmis ces informations aux services de renseignement américains, la mère et les deux enfants Bibas auraient été tués par leurs ravisseurs « à mains nues » et ne seraient pas morts des suites de bombardements israéliens sur Gaza, comme l’avaient affirmé, dès novembre 2023 (Isabelle Mandraud(Tel-Aviv envoyée spéciale)
Shalom72: j'ai la haine de ces terroristes qui scénarise devant les caméras du monde entier la remises des corps des enfants Ariel 4ans et Kfir 9 mois et des autres otages. Ils faut absolument leurs donner une bonne leçon avec les intérêts inclus.
Shalom72: a se procurer absolument un excellent livre.
Pourim est prévu aux dates suivantes : vendredi 14 mars 2025.
Bellisha a 27 ans et mène une vie de petit retraité, il va au café, fait le marché, flâne dans la cité... Il vit chez sa mère Giselle, qui sort très peu et à qui il fait croire qu'il est solidement intégré dans la vie active. Le vent tourne quand Giselle s'aperçoit qu'ils sont les derniers juifs de leur cité. Elle se convainc qu'il faut qu'ils partent eux-aussi. Bellisha n'en a pas très envie mais pour rassurer sa mère, il lui fait croire qu'il prépare leur départ.
Avec: Michael Zindel,Agnès Jaoui,Solal Bouloudnine
C’est sa petite fille, âgée de 100 ans, qui habite Connerré (Sarthe), qui recevra cette distinction en qualité de descendante directe.
Le comité français de Yad Vashem et sa représentante régionale, Marie Aimée Ide, a tenu à préciser en complément de l’article paru dans l’édition du 13 décembre « Une Juste parmi les nations recevra ce titre 80 ans après les faits », que cette distinction n’aurait pu être effectuée sans les recherches acharnées et ceci pendant deux ans, d’Éric Lecomte, de la mairie de Sceaux-sur-Huisne.
De plus, un deuxième dossier a été déposé à Yad Vashem à Jérusalem pour que Paulette Moisy, la directrice de l’école, soit elle aussi reconnue Juste parmi les Nations car, elle aussi, a permis le sauvetage de Jacques Zysman.
Ouest-France
Une distinction qui mérite un rappel sur notre blog
Résumé : 24 juillet 1791. Marseille. David, un jeune juif et Marie, sa fiancée chrétienne, s’exilent pour fuir le Comtat Venaissin, enclave pontificale en terre de France où l’union entre Juifs et chrétiens est formellement proscrite. Ils embarquent à bord de « La jolie Nanette », un navire marchand qui appareille pour se rendre en Amérique. Esther, sœur de David, et son enfant, le petit Momo, font partie du voyage ainsi que quatre autres passagers : un musicien célèbre, franc-maçon ; le neveu d’un prêtre révolutionnaire ; le fils d’un armateur protestant ; l’esclave noir d’un homme d’État américain.La traversée va se révéler emplie d’imprévus où la vie des protagonistes va être mise en jeu.Roman historique, également roman à suspense, où l’on retrouve des figures de la Révolution ayant joué, en autres, un rôle primordial, dans la rédaction de la Constitution française de 1791, dans l’accession à la citoyenneté des Juifs de France et l’abolition de l’esclavage. Épopée dans le temps qui révèle des aspects moins connus de la vie et posture de philosophes, d’écrivains, de navigateurs, de chefs d’État… Également épopée dans des lieux aux noms familiers dont on ignore souvent le passé… glorieux ou moins glorieux !
Sur les traces de Salomone Rossi « Hebreo » le musicien juif de Mantoue Avril 1671, quelques jours avant Pâques et Pessah.
Naître avec le don de la musique dans un lieu et à une époque où cet art n’a pas sa place, plus précisément ici, dans les synagogues du Comtat Venaissin, voilà qui déchire le cœur du jeune Abraham, habitant de « la carrièro di Jusiéus » — la rue des Juifs —, un boyau sordide où sont relégués les Juifs de Carpentras depuis 1461.
Condamné à vivre selon le modèle ancestral de ses congénères, Abraham ne voit pas, ce qui pourrait changer ses misérables conditions de vie et lui permettre de cultiver ce don que le Ciel lui a si « inopportunément » attribué. Et pourtant…
Une rencontre fortuite avec un noble chrétien ; la découverte d’un violon délabré dissimulant la lettre d’un musicien juif italien, Salomone Rossi, confrère de Claudio Monteverdi ; l’énigme posée par une aïeule ; le jeu amoureux d’une belle Vénitienne : tous ces événements, ajoutés à la mission qui lui est confiée d’aller chercher des livres de prières à Venise, vont contribuer à ce qu’Abraham aille à la rencontre de son destin.
Une histoire romanesque, certes, mais qui aspire tout particulièrement à mettre en lumière Salomone Rossi « Hebreo ». Ce musicien juif de Mantoue, profondément religieux mais pour qui la musique était avant tout un art universel, composa autant d’œuvres profanes que synagogales. Pour cette raison, il fut adulé par certains et rejeté par d’autres — aussi bien juifs que non-juifs —. Ignorées pendant près de 400 ans, ses compositions renaissent aujourd’hui avec succès un peu partout dans le monde. Un hommage tardif mais amplement mérité rendu à un musicien qui, malgré le contexte ségrégationniste de son époque, eut, par conviction, le courage de se mettre uniquement au service de LA musique sans pourtant renier ses origines. Sa signature « Salomone Rossi “Hebreo” en fait foi.
Laurence Benveniste, parallèlement au métier d’auteure de chansons qu’elle a exercé pendant plusieurs années, n’a jamais cessé de se livrer à des recherches en divers domaines, dont celui de l’Histoire de France. Passionnée par des faits historiques peu divulgués — sauf dans des ouvrages d’historiens ou d’érudits —, elle s’attache par le biais du roman, à les faire connaître à un public plus élargi.
PRIX: vu à 25€ chez Amazone
Conseil de Shalom72: un ouvrage excellent qu'il faut avoir absolument entre vos mains .
Ce blog est une ouverture sur toutes les confessions religieuses , philosophiques et d'ouverture d'esprit de notre région Sarthoise. Ce blog a pour but d'éviter le racisme,l'antisémitisme etc en laissant vos remarques et vos interrogations .